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Volontariat Eco-Citoyen pour la création d'une pépinière de 500 000 plantsIl y a 10 ans
Durban, et après? …..
Durban, et après? …..La guerre contre le capitalisme n’aura pas lieu !
…Copenhague, Cancun, Durban,…autant de villes, autant de COP (Conference of partie) pour donner une suite à Kyoto.
COP 17, terminée. Cap sur COP 18 en 2012. Une prochaine ville. Un prochain mouvement et convergence des ONG et associations écologiques. Une prochaine mobilisation des experts en climat et négociateurs des Etats. Pour quels résultats ?
COP 18 aura lieu avant la fin de l’année, mais avant aura lieu le sommet « Rio+20 », il convient donc de tirer quelques leçons et rappeler s’il le faut la situation de notre planète avant ces grandes rencontres internationales.
Le monde évolue. Tout change et le climat aussi !
Pour mémoire et pour l’histoire, après la seconde guerre mondiale, notre civilisation est tombée dans une unipolarité et une imposition de la vision de gouvernance des victorieux de l’Ouest à tout le reste de l’Humanité.
Le capitalisme est depuis l’ultime maitre à bord du système économique mondial imposant sa logique de compétences, de domination, de recherche de gain sans limites. Conséquence : révolution industrielle, course à l’armement militaire, impérialisme, contrôles des territoires, appropriation et accumulation des ressources naturelles.
Présenté comme le modèle de développement par excellence, tous les Etats suivent les pas de l’industrialisation outrancière. Conséquence : Montée en puissance de pays autrefois en voie de développement, devenus en quelques décennie de révolutionlégitime de développement des pays dits émergents avec les mêmes aspirations comme les pays du Nord dits développés.
L’inde, le Brésil, l’Afrique du Sud…et bien d’autres avec la Chine en tête dans une « sainte colère » suivent la même logique, bouleversent l’ordre mondial et « menacent » de jouer les premiers rôles à la grande stupéfaction des « grands ».
Alors, la question après ces deux rappels est celle-ci : « Est-il possible que les pays développés pour « prétexte » de changement climatique abandonnent ou ralentissement leur révolutionindustrielle pour concilier développement économique et protection de l’environnement ?
Les pays développés de l’annexe 1 du protocole de Kyoto peuvent-ils respecter leur engagement en réduisant comme prévu leurs émissions carbones « sous prétexte de changement climatique » ?
Et si la Chine ou l’Inde ou le Brésil, ces autres pays émergents venaient à ravir leur place dans l’économie mondiale ?
Déjà, la Chine montre clairement ses ambitions et le Japon en a fait les frais en perdant la deuxième place mondiale.
La COP 18 et « Rio+20 » auront lieu. Pour notre part, répondre à ces questions avant ces différents sommets permettra de trouver des clés d’analyses possibles aux différents « échecs » des éprouvantesnégociations internationales sur le climat.
Sans être trop sévère, ces différentes COP et autres sommets qui mobilisent des centaines de milliards de par le monde et très souvent au compte du contribuable qui souffre déjà des effets de la crise financière sont à la limite des rencontres « stériles et d’hypocrisie » et de démonstration de force d’influence des pays notamment ceux dits développés qui réussissent toujours à imposer leurs vues dans les débats et à éloigner les négociations de la réalité : Le climat change !!!
Nous devons finalement le reconnaitre et l’admettre tous : la question du climat est aujourd’hui une question de géopolitique et de géostratégie.
C’est douloureux, mais c’est la réalité !
Le reste du monde et les populations en péril« diluvien » sont quelque peu pris en otage par des intérêts économiques des « grands et moyens». Les plus petits ou encore pays en voie de développement n’ont que des yeux pour constater. C’est la réalité !
C’est le lieu de dénoncer de tels agissements au mépris de la dignité et des droits humains.
C’est aussi le lieu de dénoncer la subtilité de l’introduction des mécanismes complexes de marché dans les négociations climatiques.A l’heure où la crise financière démontre que le marché financier est incapable de réguler efficacement le système financier, il est incompréhensible que l’on introduise la spéculation dans le système climatique pour masquer le manque de volonté deréduire les émissions de gaz à effet de serre : Marché de carbone, compensation de carbone, mécanisme de développement propre, mise en œuvre conjointe…des termes souvent creux qui éloignent de la réalité : Le climat change !
Face à la « mauvaise foi » et à l’immobilisme, c’est également le lieud’appeler à l’engagement des communautés à des actions simples et volontaristes pour faire face à ce problème planétaire à moins qu’on n’ait choisis le fatalisme.
Loin du fatalisme et de l’immobilisme des politiques, il faudra passer à des actions concrètes parce que les négociationsgéostratégiques ou technico-financières ne pourront pas engager « la guerre contre le capitalisme ».
La guerre contre le capitalisme n’aura pas lieu !
Place donc à l’action !
Il faut pour commencer mettre fin aux différents ballets diplomatiques et autres « sorties tourisclimatiques » pour engager de véritables échanges pour des actions citoyennes et concrètes.
Les nombreux fonds engagés dans ces négociations pourront servir à constituer un fonds pour des actions volontaristes comme des programmes populaires de reboisement engageant dans un élan citoyen toutes les couches de la société (élèves, étudiants, enseignants, médecins, chefs d’entreprises, médecins,…) ou des actions locales de valorisation et d’utilisation des énergies renouvelables dans les ménages et les administrations publiques et privées.
Au niveau international, la guerre contre le capitalisme ne pouvant avoir lieu, il faudra penser au développementd’une « économie avec responsabilité sociale et environnementale des entreprises » avec une cour internationale du climat capable juridiquement d’avertir, de sanctionner et de traduire en justice les Etats, les entreprises et les personnes qui par leurs actions provoquent la destruction de l’environnement et le changement climatique. Ce sont des pistes de réflexions qui faudra explorer et développer.
Notre contribution dans le débat sur le climat par cet article n’est pas de nous opposer unilatéralement aux négociations sur le climat mais bien d’encourager celles qui contribuent effectivement à faire avancer positivement les choses et qui ont de l’impact sur le terrain et dire non aux négociations entres « experts négociateurs » coupés souvent de la réalité de terrain et qui parcourent capitales mondiales aux frais du contribuable sans grand résultat.Ils sont co-auteurs de nombreux accords et conventions qui créent davantage confusion et sont loin de résoudre le problème climatique.
Les changements du climat sont vrais et concrets. Il faut alors que nous aussi soyons vrais, transparents, honnêtes dans nos démarches de résolutions et concrets avec des actions efficaces.
Ce n’est qu’une contribution…le débat reste ouvert !

